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NIEPPE BLEU MARINE

NIEPPE BLEU MARINE

NIEPPE BLEU MARINE

Mais jusqu'où s'arrêterons t'il ? "Coluche"

Région > Lille et ses environs

Lille : la réunion de l’UOIF se tiendra sans trois orateurs musulmans contestés

PUBLIÉ LE 02/02/2016

La Voix du Nord

Face à la polémique et après les avertissements de Bernard Cazeneuve, les organisateurs d’une rencontre prévue dimanche à Lille par l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) ont déprogrammé trois orateurs étrangers dont la présence annoncée avait été vivement contestée.

Le Syrien Mohamed Rateb Al-Nabulsi, le Marocain Abouzaïd Al-Mokri et le Saoudien Abdallah Salah Sana’an «sont déprogrammés en réponse à la polémique et dans un souci d’apaisement», déclaré mardi le président de l’UOIF, Amar Lasfar. Un peu plus tôt, le ministre de l’Intérieur avait promis «une totale vigilance» sur les propos qu’auraient tenus les intervenants de la rencontre organisée par l’UOIF, réputée proche des Frères musulmans. «Tout propos tombant sous le coup de la loi donnera lieu à des poursuites immédiates et fera l’objet des sanctions appropriées. Chacun doit se tenir au strict respect des principes de droit et des principes républicains. L’Etat y veillera», avait assuré Bernard Cazeneuve.

Plusieurs personnalités politiques à droite et à gauche, dont Nicolas Dupont-Aignan (DLF) et Laurence Marchand-Taillade (PRG), s’étaient indignées de l’invitation d’orateurs prêchant selon eux la «haine» à cette réunion. Le Front national avait pour sa part demandé dans un communiqué une «interdiction d’entrée sur le territoire national pour les trois prédicateurs syrien, marocain et saoudien invités à Lille» et «l’interdiction de ce rassemblement dans un contexte sensible», rappelant en outre son voeu d’une «dissolution de l’UOIF».

«Nous sommes très vigilants quant à tout discours qui se tient dans la manifestation, mais je ne peux pas me livrer à une censure préalable», avait déclaré lundi le président de l’UOIF, Amar Lasfar, estimant qu’il revenait à la police de «faire son travail si elle estime qu’untel ou untel pose problème à la République».

La Ligue islamique du nord, l’antenne locale de l’UOIF, a confirmé dans un communiqué avoir «déprogrammé» les trois orateurs, «soucieuse de préserver la sérénité et pour mettre fin à la polémique injustifiée autour de certains invités». Elle dénonce en outre «le procès d’intention qui est fait à l’encontre de cette manifestation avec des manoeuvres peu scrupuleuses et peu démocrates de certains».

Parmi les intervenants annoncés figurent le sociologue Raphaël Liogier et l’islamologue réformateur Ghaleb Bencheikh. Sollicité par les organisateurs de cette rencontre à laquelle il a participé à plusieurs reprises par le passé, l’universitaire lillois Pierre Mathiot, nouveau délégué ministériel au parcours d’excellence auprès de Najat Vallaud-Belkacem, a cette fois décliné l’invitation.

L’islamologue suisse controversé Tariq Ramadan sera présent.

L’UOIF, qui fédère 250 associations, défend la place d’un islam visible et plutôt conservateur dans la société, conformément aux orientations de la plupart des organisations gravitant dans la mouvance «frériste».

Samedi, à la veille de la 9e Réunion annuelle des musulmans du Nord à Lille Grand Palais, l’UOIF tiendra son colloque annuel au Palais des congrès de Paris autour du thème «crises: quelles alternatives face aux peurs ? — culture, identité, laïcité». Parmi les intervenants annoncés figurent le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Anouar Kbibech et l’imam de Bordeaux Tareq Oubrou, visage libéral de l’UOIF.

Info locale > Roubaix et autour de Roubaix > Roubaix

Roubaix: où en sont les projets de construction de mosquées?

PUBLIÉ LE 02/02/2016

PAR BRUNO RENOUL

L’assemblée générale du collectif des institutions musulmanes de Roubaix, vendredi soir, a été l’occasion pour les musulmans de présenter les avancées de leurs projets de construction de mosquées. Une façon pour eux de répondre aux « amalgames » et de défendre leur volonté d’intégration.

« Il faut être fier d’être Roubaisiens. Il n’y a pas beaucoup de villes en France où les musulmans ont autant de projets ! ». Ibrahim Alci, le tout nouveau président du collectif des institutions musulmanes de Roubaix (CIMR), veut appuyer là où ça fait du bien. Il sait que les musulmans sont sur la défensive, après les attentats et les amalgames qui en résultent, mais lors de l’assemblée générale du CIMR, vendredi soir, il préfère mettre en avant le positif : « Ona la chance de vivre dans un pays laïc, de pouvoir être libre de pratiquer notre religion comme on l’entend », scande-t-il.

La preuve : sur les six mosquées de Roubaix, quatre ont entrepris de construire de vrais lieux de culte, capables d’accueillir des centaines de fidèles. À commencer par la mosquée Bilal, première à avoir sorti de terre un bâtiment flambant neuf à l’Épeule. « Quand on a acheté le terrain, on n’était qu’au début des ennuis ! C’était un projet à deux millions d’euros, et on en est à deux millions et demi », confie au micro le président de Bilal, Abdelaaziz El Khaily, qui annonce que dans un an et demi, le complexe sera terminé. « N e reste plus qu’à finir l’école », lance-t-il.

Permis de construire retoqué pour Arrahma

Eyup Sultan, la mosquée franco-turque, s’est lancée dans un chantier encore plus coûteux – six millions d’euros – dont les fondations sont tout juste achevées, à Oran-Cartigny. « On a déjà dépensé 1,3 million. À terme, on pourra accueillir 2 000 fidèles », se félicite Ibrahim Alci, président d’Eyup Sultan.

La mosquée Arrahma (Trois-Ponts) n’en est pas là, puisque son permis de construire a été déjà rejeté deux fois par la Ville. Mais l’association ne baisse pas les bras. Depuis 2007, elle a dépensé près d’un million d’euros pour racheter plusieurs maisons mitoyennes à son bâtiment de la rue d’Anzin. « On vient de déposer une troisième demande. Soyons optimistes. On doit ce projet à la jeune génération, qui ne veut pas entendre parler de son pays d’origine mais veut construire quelque chose ici », martèle le président d’Arrahma, Mohamed Whabi.

À cette « course de longue haleine », dixit Ibrahim Alci, participe aussi la mosquée Abou Bakr, au Pile, qui touche au but : elle vient d’obtenir l’aval de la commission de sécurité pour pouvoir ouvrir au public sa nouvelle salle de prière. Les mosquées Da’wa et Sunna (Alma), elles, n’ont pour l’heure pas de projets d’extension à court terme. Pour Da’wa, qui a dû procéder à destravaux de rénovation en urgence pour éviter la fermeture, la question se reposera : elle qui accueillait jadis jusqu’à 800 fidèles est limitée depuis sa réouverture à 500 fidèles.

Ibrahim Alci prend la présidence d’un CIMR réduit à trois mosquées

Après Abdelaaziz El Khaily (mosquée Bilal), c’est Ibrahim Alci (mosquée turque) qui prend la présidence du collectif des institutions musulmanes de Roubaix (CIMR) pour l’année 2016. « Le CIMR est un beau bébé, qui continue de grandir », affirme-t-il.

Curieux discours quand on sait qu’après le départ des mosquées Sunna et Abou Bakr, le collectif ne représente plus que trois des six mosquées roubaisiennes. Ces deux-là étaient d’ailleurs absentes vendredi soir à l’assemblée générale. La mosquée Da’wa, qui n’a jamais fait partie du CIMR, était présente mais dément toute velléité d’adhésion au CIMR. « On est en bons termes et on discute ensemble mais il faudra repréciser la formule pour qu’on y songe », confie Omar Beghmam, le président de Da’wa. Les trois mosquées ayant pris leurs distances ne veulent pas d’un collectif qui passe au-dessus de leurs têtes pour s’adresser directement aux fidèles.

Abdelaaziz El Khaily a pourtant renouvelé son appel, vendredi. « On souhaite qu’elles nous rejoignent toutes, pour pouvoir peser davantage. S’il n’y a pas de mosquée, il n’y a pas de CIMR », lance-t-il. Pour lui, le collectif n’est pas mort : « Au contraire, son esprit est toujours là, plus que jamais. On va essayer de maintenir la flamme. »

Il faudra au moins ça pour parvenir à réaliser le projet d’implantation d’abattoirs mobiles pour la fête de l’Aïd, qui a du mal à se concrétiser. « C’est très compliqué au niveau de la réglementation, soupire Mohamed Wahbi, le président de la mosquée Arrahma. On estime qu’il faudra 250 000 euros pour un abattoir. Les Roubaisiens devront mettre la main à la poche. » Abdelaaziz El Khaily, lui, y voit un « impératif de santé publique ». Selon lui, 5 000 têtes sont sacrifiées chaque année à Roubaix pour l’Aïd-el-Kébir.

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